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Jardins & fermes permaculturelles

Réintroduire la production de nourriture au plus proche des habitants

L’actuelle séparation des lieux habités (habitat, services) des lieux de productions (biens matériels, aliments), en s’appuyant sur une circulation accrue des biens et des personnes, participe à une externalisation massive des besoins fondamentaux (aliments) et exsudats (déchets) des villes. Il constitue un modèle non pérenne, accroissant la dépendance énergétique et la vulnérabilité des villes.

Les fermes permaculturelles, compactes et abondantes, trouvent aisément leur place dans des tissus urbains et périurbains. Elles réactualisent des pratiques culturales anciennes, transforment les exsudats des villes en une nourriture saine, et préfigurent l’agriculture de demain : une agriculture écologiquement vertueuse, économiquement viable et humainement soutenable.

Villes & paysages

Réintroduire la ville dans les cycles écologiques (et vice-versa)

Les écosystèmes vivants constituent une formidable ingénierie verte aux fonctions très étendues : gestion des eaux de pluie, modération thermique, rôle microclimatique, source de combustible et de biomasse, productions de bois d’oeuvre et de comestibles, vecteur de biodiversité et facteur du bienêtre des habitants.

La réintroduction des écosystèmes vivants au coeur de nos villes et de nos territoires offre des solutions durables, renouvelables et efficientes pour répondre aux grands enjeux du XXIe siècle : s’inscrire dans une perspective de descente énergétique, se prémunir contre les changements climatiques et réintégrer les cycles de production au plus proche des citoyens.

Les paysages comestibles massifiés, intégrés au plus proche des habitants dans les trames paysagères et urbaines, concourent aussi à un changement de paradigme : inviter au partage et au mieux vivre ensemble, réinvestir les citoyens dans la gestion de leur patrimoine végétal par des boucles de rétroaction positive.

Villes & territoires

Concilier naturalité et urbanité

Les grandes structures géographiques constituent des éléments fondamentaux organisant les territoires. Certaines d’entre elles — un fleuve, une forêt — offrent, par leur ampleur, un indiscutable rôle dans l’organisation et le développement des territoires.

Une connaissance et une étude approfondie des sols, de l’eau, des conditions climatiques, microclimatiques, et des systèmes naturels qu’ils ont générés (topographie, réseaux hydrographiques, structures végétales) permet de révéler des écosystèmes naturels efficients rendus invisibles (relictuels ou fragmentés) ou ignorés par un développement post-industriel affranchi de la nature.

De même, l’étude historique d’un site à une époque préindustrielle permet de déceler les anciens agroécosytèmes, leurs interrelations avec les écosystèmes naturels ainsi qu’avec les territoires habités. La révélation et la résurgence de ces écosystèmes naturels, la réinvention de ces agroécosystèmes, le croisement avec l’histoire urbaine des lieux, constituent d’opportuns dispositifs pour repenser la fragmentation ville/zone périurbaine/campagne en établissant des continuités territoriales, en assurant la mise en dialogue des espaces et en valorisant les singularités de nos paysages.